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Titre : Décennie de cendres
[Couplet 1]À la fin des années quatre‑vingt, le pays tombe en poussière,
Crise dans les rues, colère dans la lumière.
Le pouvoir ouvre la porte, multipartisme en prière,
Mais l’espoir se fissure quand la peur devient la bannière.
Décembre mille neuf cent quatre‑vingt‑onze, premier tour, la terre tremble,
Le peuple vote, le vent change, et tout le monde s’assemble.
Le FIS avance, l’armée panique, le futur se désassemble,
Janvier mille neuf cent quatre‑vingt‑douze, la démocratie vacille, tout s’emmêle.
Le président tombe, les urnes se referment,
Le rêve se brise, la nuit se propage, terne.
Le pays bascule, les ombres montent en scène,
Et la Décennie noire s’écrit dans la haine.
[Refrain]
C’est une décennie de cendres, une décennie de cris,
Quand un peuple cherche la paix mais se perd dans la nuit.
Entre l’armée et les groupes armés, qui dit vrai, qui ment ici ?
Dans les rues d’Algérie, on se demande : qui tue qui ?
C’est une décennie de larmes, une décennie de sang,
Où les familles cherchent les noms qu’on efface dans le vent.
Entre les morts, les disparus, les exilés par centaines,
L’histoire saigne encore, même vingt ans après la peine.
[Couplet 2]
Quand l’armée ferme la porte, la clandestinité s’ouvre,
Des milliers de jeunes glissent dans les maquis, dans les couvres.
L’AIS se forme, puis le GIA — groupe responsable d’atrocités innombrables —
La terreur frappe partout, les nuits deviennent effroyables.
Villages massacrés, journalistes abattus,
Intellectuels traqués, étrangers disparus.
La violence aveugle dévore tout ce qu’elle touche,
Et le peuple suffoque, sans voix, sans bouclier, sans couche.
Le pouvoir répond par la force, infiltrations et soupçons,
Le DRS dans l’ombre, la peur dans chaque maison.
Certains disent qu’on a laissé faire pour briser l’opposition,
Et le pays entier vit dans la confusion.
[Refrain]
C’est une décennie de cendres, une décennie de cris,
Quand un peuple cherche la paix mais se perd dans la nuit.
Entre l’armée et les groupes armés, qui dit vrai, qui ment ici ?
Dans les rues d’Algérie, on se demande : qui tue qui ?
C’est une décennie de larmes, une décennie de sang,
Où les familles cherchent les noms qu’on efface dans le vent.
Entre les morts, les disparus, les exilés par centaines,
L’histoire saigne encore, même vingt ans après la peine.
[Pont]
Fin des années quatre‑vingt‑dix, les armes s’essoufflent enfin,
La Concorde civile tente d’éteindre le chagrin.
Puis la Réconciliation, sous Bouteflika,
Mais comment guérir un pays qui ne dort plus là‑bas ?
Cent cinquante mille morts, peut‑être deux cent mille,
Des chiffres qui brûlent, des mémoires qui vacillent.
Dix mille à quinze mille disparus sans sépulture,
Et des familles qui cherchent encore une trace, une signature.
Un million déplacés, des villes pleines de silence,
Et des milliers d’exilés qui fuient la violence.
La décennie noire n’est pas qu’un chapitre écrit,
C’est une cicatrice profonde, un cri qui ne guérit.
[Outro]
Algérie, terre de courage, terre de lumière,
Tu as traversé la nuit, tu portes encore la poussière.
Mais dans les cœurs, malgré les ombres et les ruines,
Brille une flamme qui dit : un jour, la paix revient.
Je voulais parler de cette guerre civile en Algérie qui a duré 10 ans et dont personne n'ose parler.
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Bien à vous !
Thierry Cumps

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